• 4 février 2014 à 10H, le Lycée Montaigne a accueilli Eric-Emmanuel Schmitt, familier des lieux puisque c'était la troisième rencontre organisée entre l'écrivain, romancier, dramaturge et philosophe, et les lycéens bordelais. 

     270 lycéens et élèves de classes préparatoires, issus des lycées Camille Jullian, Condorcet, Cousteau, Mauriac et Montaigne, ainsi que des élèves du réseau "Cordées de la réussite", ont pu assister à cette rencontre exceptionnelle autour de la thèse qu'Eric-Emmanuel Schmitt a consacré au philosophe Diderot, « Diderot ou la philosophie de la séduction », dans laquelle l’écrivain remet en question l'image traditionnelle du philosophe matérialiste, positiviste et scientiste pour nous présenter un Diderot problématique, incertain, tenté par l'ombre comme par la lumière, par le rationnel comme par l'irrationnel.

     

    Véronique Morel-Muraour, professeur de Lettres en CPGE au lycée Montaigne, a interrogé l'écrivain  en faisant un parallèle entre la philosophie de Diderot, et le dernier roman d'Eric-Emmanuel Schmitt « Les perroquets de la Place d’Arezzo ». Philosophe des Lumières atypique, Diderot milite pour la réhabilitation de l’imagination, cette « folle du logis » en réalité source de connaissance, et contre la rigueur de la Raison dont il convient parfois de se méfier dans son intransigeance totalitaire. Il y a chez Diderot, a expliqué Eric-Emmanuel Schmitt,l’impossibilité d’une morale définitive et unique mais seules quelques certitudes temporaires,morales ou esthétiques, sur la place des passions et sur un cheminement narratif et philosophique vers le bonheur.